Il y a quelques temps nous avons eu la chance d’accueillir Nathalie Prenat Paradis, coach santé mental et émotionnel lors de notre podcast disponible sur youtube.
Un premier épisode donc consacré à l’oeuvre : les 5 langages de l’amour, de Gary Chapman, analysée par notre invité.
Les différents principes : quels sont-ils ?
Tout d’abord, détaillons ensemble les 5 languages de l’amour :
- La qualité du moment passé : besoin de se connecter à l’autre par des vrais moments de partages, connexion forte.
- Toucher physique : on pense instinctivement aux bisous, câlins… Mais c’est aussi prendre la main de quelqu’un, une main sur une épaule dans un moment difficile : une manière de se sentir et de se connecter à l’autre.
- Paroles valorisantes : dire je t’aime, je suis fière de toi … Un message d’amour diversifié : une lettre, un sms…
- Services rendus : petites attentions pas seulement le service, c’est une anticipation des besoins de l’autre. Une façon de prendre soin de l’autre.
- Cadeaux : comprendre l’attention et l’intention qu’il y a en offrant un cadeau. Ce n’est pas forcément matériel, mais symbolique et personnel, montrant qu’on pense à l’autre.
Quels à été ton processus Nathalie pour comprendre tes langages de l’amour ?
“C’est une question intéressante, c’est une sorte d’introspection, comprendre si j’aime comme ça, pourquoi j’aime comme ça ? Qu’est-ce qui s’est passé dans mon enfance, ma vie ? Quelle a été la façon dont j’ai été aimé, qui à fait que je suis devenu qui je suis. Et derrière ça, a y répondre, a y mettre en lumière certaines blessures, conditionnements, éducation… Cela permet de les identifier et de les travailler pour être encore plus soi-même. C’est aussi prendre en compte que ces langages peuvent évoluer au cours de notre vie. Par exemple quand j’étais jeune (18-20 ans), le toucher physique me mettait mal à l’aise et finalement c’est devenu mon 1er langage et j’adore le montrer comme cela.”

Penses-tu que cela est applicable dans différents moments de la vie ou simplement à notre couple ?
“Je trouve que ce livre est une bonne base pour les comprendre comment j’aime être aimé et comment j’aime recevoir car parfois c’est différent et les classés dans l’ordre.
Un exemple : Une personne qui a manqué de parole valorisante enfant et qui à été mal vécu, car c’était son langage numéro 1. Et pour autant, elle avait une forme de pudeur et elle-même avait du mal à en donner. Donc c’était sa façon de recevoir mais pas de donner.
Le cran suivant, c’est d’analyser chacune de nos relations amicale, amoureuse, professionnel… Avec ces questions. Ce livre analyse les échanges entre humains quelque part. »
Est-ce que le principe de ce livre est universel à travers les époques et est-il reproductible dans différents pays/culture ?
« Ça synthétise bien 5 catégories et on peut s’y retrouver peu importe la culture, la génération, mais c’est intéressant d’observer les différences.
Par exemple en majorité dans certains pays asiatiques, le toucher sera en dernier. En Europe, la parole valorisante est souvent en 1er, en second on retrouve la qualité moment passé. Aux États-unis, ce sera le touché en 1er notamment avec la culture du Hug. Donc parler des 5 langages de l’amour, c’est une bonne amorce de dialogue, notamment lors d’une rencontre.
Pour les générations c’est pareil, il pouvait y avoir avant une sorte de pudeur qui s’est libérée avec le temps et il y a forcément des différences entre les familles/cultures. »
Gary Chapman parle également des rapports parents/enfants pourrais-tu nous préciser comme tu l’utilises par rapport à tes enfants ?
“Je ne l’utilise pas frontalement comme je peux l’utiliser pendant mes coachings, où je vais poser la question. Avec les enfants, c’est plus subtil, c’est plus dans l’observation. J’ai deux filles et je me rends compte à travers le prisme de ce livre que je les aime autant, mais différemment. Parce qu’elles sont différentes et qu’elles n’aiment pas recevoir l’amour de la même façon, comme elle ne le donne pas de la même façon.
Par exemple : Ma fille aînée, son langage de l’amour, c’est la parole valorisante. Et à chacun de mes anniversaires, j’ai un poème, une lette adorable. Et d’un autre côté, j’ai mon petit-déjeuner préparé avec amour par ma seconde fille. Elle, c’est plus le service rendu.
Ce livre permet de voir l’amour là où on ne le verrait pas. Bien évidemment dans notre culture un “je t’aime” c’est une marque d’amour, mais une salade de fruits préparés avec mes fruits préférés et découpés comme j’aime l’est tout autant.
En tant que parents, on n’est pas obligé de leur apporter de l’amour de la même façon. Avec ma fille aînée, le toucher n’est pas ce qu’elle préfère alors je vais lui écrire un petit mot, je vais aller dans son langage. Alors qu’avec ma seconde ce sera le toucher, les câlins … Car c’est notre langage préféré à nous deux.”
Ce concept, bien que structuré en cinq catégories, reste flexible et évolutif selon nos expériences de vie, notre culture et notre éducation. Comme l’a souligné Nathalie Prenat Paradis, l’essentiel est d’observer, d’analyser et d’adapter notre façon d’aimer et de recevoir l’amour, afin de renforcer nos liens et de mieux communiquer nos émotions. Finalement, apprendre à parler le langage de l’autre, c’est lui offrir une véritable preuve d’amour et d’attention.
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