Lorsqu’une méthode thérapeutique est née d’une expérience personnelle, de l’observation, du ressenti, elle ne peut que continuer à évoluer au fil des rencontres. Camille Griselin en a fait une conviction: plus on transmet, plus on apprend. La méthode SAJECE n’est pas figée, elle grandit, s’adapte, se renouvelle, portée par l’humain, pour l’humain.

Une école née de la demande

La transmission n’était pas un projet initial, c’est une personne, qui un jour à demandé à Camille: “Est-ce que tu pourrais me former?” Et comme souvent dans sa vie, elle a dit oui. De fil en aiguille, l’école SAJECE est née, pour répondre à une demande de plus en plus forte et à un besoin de démocratiser cette pratique.

“J’ai voulu former autrement que ce que j’avais appris, avec plus de liberté, plus d’humain.”

Les élèves viennent de tous horizons: certains veulent devenir praticiens, d’autres souhaitent simplement mieux se connaître, ou enrichir leur métier existant (infirmiers, enseignants, coachs…). Tous ont en commun une envie sincère d’être utiles, d’accompagner avec respect.

Camille propose même un premier niveau de formation appelé “auto-sagesse”, pour celles et ceux qui souhaitent d’abord travailler sur eux-mêmes avant d’accompagner les autres.

Une méthode en constante évolution

La force de la méthode SAJECE, c’est qu’elle n’est jamais fermée. Elle est en constante évolution, nourrie par les retours, les expériences du terrain, les histoires partagées par les clients et les praticiens.

Camille refuse les protocoles rigides: ce qui fonctionne pour l’un peut ne pas convenir à l’autre.

Elle parle souvent de “méthode empirique”, c’est en observant, en testant, en se remettant en question qu’elle affine ses outils.

Elle raconte ainsi comment son approche s’est nuancée au fil des années: au lieu de chercher à “guérir” une peur ou à “supprimer” un blocage, elle propose désormais à l’inconscient de choisir ce qui est bon pour la personne, sans forcer un résultat précis.

“Peut-être que cette peur protège. Peut-être que ce qu’on croit vouloir n’est pas ce qui est juste.”

Cette ouverture constante permet à l’hypnose d’intégrer les complexités de la vie réelle, sans tomber dans des réponses toutes faites.

Sa vision de l’avenir de l’hypnose

À la question “Que deviendra l’hypnose demain?” Camille répond sans certitudes rigides, mais avec une ouverture confiante. Pour elle, l’hypnose va continuer de se diffuser et surtout de s’adapter aux nouveaux contextes, aux nouvelles générations, aux nouveaux outils.

Elle imagine une pratique plus libre, plus intégrée à la vie quotidienne, moins réservée aux seuls thérapeutes.

Elle n’écarte néanmoins pas l’idée d’une cohabitation avec les technologies, y compris l’intelligence artificielle, bien qu’elle constate que les textes générés manquent encore d’émotion, elle y voit un potentiel d’outils complémentaires pour inspirer ou soutenir les praticiens dans leur créativité.

“L’IA peut proposer des histoires. Mais pour l’instant, elles manquent d’âme. Peut-être que demain, ce sera différent.”

Ce qu’elle défend avant tout, c’est une hypnose plus accessible, plus humaine, moins dogmatique. Une hypnose qui se glisse dans les écoles, dans les entreprises, dans les familles. Une hypnose du quotidien, au service du bien-être mental de tous, pas seulement des initiés.

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1 Comment

    • Antoine
      29 janvier 2026 at 14h48 Reply

      J’aime beaucoup l’idée d’une auto-sagesse avant d’aider les autres, Se connaître soi-même est la base de toute thérapie.

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