Le point de départ pour apprendre à être heureux est d’une simplicité désarmante : même si le reste du monde ne croit pas en vous, tant que vous, vous croyez en vous, misez dessus et continuez d’y croire. Cette confiance intérieure est le socle de tout bien-être général. Elle est le fondement du bien-être psychologique, car elle permet de tenir debout quand le doute extérieur est fort, et du bien-être moral, car elle nous garde alignés avec ce qui compte vraiment pour nous. Cette croyance en soi s’accompagne d’une invitation essentielle : prendre le temps. Il n’y a pas de délai, il n’y a pas d’échéance. Chacun a son propre rythme et ce rythme est différent pour chacun. Juste prendre le temps et vivre, ne pas oublier de vivre.

Prendre le temps de vivre : croire en soi et honorer les petits moments

Cette idée bouscule une vision très répandue où la vie se résumerait à l’argent, au succès, au métier que l’on fait ou aux études que l’on a suivies. Ce n’est pas ça, la vie. La vraie vie, ce sont les moments, tous ces petits moments entre les grandes étapes, partagés avec les gens que l’on aime, et les moments avec soi-même où l’on profite simplement d’être là. C’est ça la vie.

Même si le monde ne croit pas en vous, croyez en vous

S’accrocher à ces instants plutôt que de courir après des choses qui sont finalement éphémères change complètement notre rapport au bonheur. Courir après le succès ou la reconnaissance ne procure qu’un bonheur d’instant, un bonheur à un instant T, alors que les petits moments que l’on vit restent gravés pour toujours. C’est là que se construit le bien-être affectif, dans la qualité des liens, le bien-être en couple et familial, dans le partage du quotidien, et le bien-être social, dans la chaleur des échanges simples. C’est aussi le cœur du bien-être de l’enfant intérieur, qui ne demande qu’à savourer sans se soucier de performance.

Les réseaux sociaux mettent souvent en avant beaucoup de manques et de frustrations par rapport à un état dit normal, alors que ce n’est pas la normalité. La vraie vie est ailleurs. Ils peuvent donner l’impression que tout le monde réussit tout le temps, ce qui crée un sentiment de décalage et nuit à notre bien-être psychologique.

Les réseaux sociaux : sortir de la frustration pour revenir à l’authentique

Pourtant, il existe aussi des médias et des initiatives qui mettent en avant ces petits moments positifs de la journée, et c’est une autre façon d’utiliser ces outils. En tant qu’autrice présente sur les réseaux pour partager ses livres et ses messages, le choix est de ne pas du tout utiliser ce mécanisme de frustration et de manque. L’approche est d’être le plus authentique possible, de parler avec le cœur et de partager les messages présents dans les livres en espérant que cela touche ceux qui en ont besoin. Cette authenticité est une clé pour préserver son bien-être. Au lieu de créer du manque, on cherche à créer du lien. Cela protège le bien-être moral, car on reste fidèle à ses valeurs, et le bien-être social, car on propose une relation plus sincère avec sa communauté. C’est aussi une manière de prendre soin de son bien-être intellectuel, en choisissant des contenus qui inspirent plutôt que des contenus qui comparent et qui écrasent.

Écrire en deux langues pour que les mots voyagent

Une autre manière d’élargir le lien est d’écrire dans deux langues. Grandir dans un pays puis vivre plusieurs années à l’étranger pendant le lycée offre une biculture et un bilinguisme naturel. On écrit alors majoritairement en français, par amour de cette langue, mais il arrive que tout un paragraphe vienne spontanément en anglais, surtout pour les dialogues. Il faut alors le traduire, ce qui prête à sourire, car l’inspiration ne choisit pas toujours sa langue d’arrivée. Avoir une version anglaise tient à cœur pour une raison simple : permettre aux mots de voyager davantage et de toucher encore plus de gens. Même des personnes dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, en Europe par exemple, lisent souvent en anglais. C’est une volonté d’ouverture qui nourrit le bien-être spirituel, cette envie que le message d’espoir circule au-delà des frontières, et le bien-être social, en créant des ponts entre les cultures. C’est aussi une forme de bien-être intellectuel, car passer d’une langue à l’autre enrichit la pensée et oblige à trouver le mot juste.

Respecter son rythme créatif : suivre le flow sans pression

Comment entretient-on la créativité au quotidien ? Contrairement à l’idée reçue qui voudrait que l’on s’impose un nombre de mots par jour ou une ou deux heures d’écriture quotidienne, il est possible de choisir de ne pas se mettre la pression du tout. Se fixer un cadre trop rigide peut donner la sensation d’être enfermé et couper l’accès à la créativité et à l’inspiration. Quand on se met soi-même ses propres délais, autant en profiter pour ne pas s’enfermer. Même si pendant trois mois aucun mot n’est écrit, ce n’est pas grave et ce n’est pas mal vécu. Parfois, pendant deux semaines, l’envie est là et l’on écrit cinq ou six heures par jour. L’inspiration, ce n’est pas quelque chose que l’on contrôle. Elle vient en soi comme ça, sur le moment, et on se dit ok, j’y vais. On ne cherche pas à la stimuler ou à la forcer quand elle n’est pas là. On suit simplement le flow. Les journées sont alors rythmées par le métier : la création de contenu pour promouvoir les livres sur les réseaux sociaux, l’écriture quand l’inspiration est là, et la danse, forcément. Rien de spécifique n’est mis en place pour stimuler artificiellement la créativité. Il y a d’ailleurs des aspects positifs aux réseaux sociaux : dans ses fils d’actualité, on trouve beaucoup de personnes très créatives, avec des vidéos et des concepts hyper créatifs qui, naturellement, stimulent l’imagination. Ce respect du rythme est fondamental pour le bien-être professionnel, car il évite l’épuisement et préserve le plaisir de créer. Il soutient le bien-être physique, car le corps n’est pas forcé et la danse reste un plaisir et non une contrainte. Il renforce le bien-être psychologique et le bien-être affectif, en s’autorisant à ne pas produire sans culpabiliser. C’est également une belle leçon de bien-être en couple avec soi-même : s’écouter, ne pas se brusquer, et comprendre que le bien-être sexuel, au sens large d’énergie de vie et de créativité, a besoin de liberté et non de pression pour s’épanouir. En fin de compte, apprendre à être heureux, c’est comprendre que la vie n’est pas une course contre la montre, mais une collection de petits moments authentiques. C’est croire en soi quand personne d’autre n’y croit, et c’est respecter son propre rythme, en laissant l’inspiration venir quand elle est prête, pour construire un bien-être qui dure vraiment.

Cet article a été inspiré et rédigé suite à un échange enrichissant avec Fanfan Delarose

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