Après avoir exploré comment le perfectionnisme cache souvent une peur de sa propre lumière, ce chapitre 4 vous invite à comprendre pourquoi certaines relations professionnelles nous irritent ou nous touchent tant. Vous découvrirez comment nos peurs activent des résonances familiales anciennes, et comment l’entreprise elle-même peut être considérée comme une entité vivante à assainir.
Quand un collègue réveille une mémoire familiale
Il vous est sûrement arrivé d’être agacé par un collègue sans raison apparente. Vous n’arrivez pas à expliquer pourquoi, mais sa simple présence vous irrite. Parfois, c’est l’inverse : une amitié soudaine et très forte naît au bureau, puis un jour vous vous sentez trahi sans comprendre ce qui s’est passé. Dans les deux cas, il est possible que vous vous soyez trompé de personne. Ce que vous ressentez n’appartient peut-être pas entièrement au présent. C’est une résonance. Cette personne, par sa manière d’être, vous rappelle inconsciemment quelqu’un de votre enfance – un frère, une sœur, un parent. Et vous projetez sur elle des émotions anciennes qui n’ont rien à voir avec la situation actuelle. Cet exercice simple consiste à noter le nom et le poste de chaque collègue, puis à se demander : si cette personne était quelqu’un de ma famille, qui serait-elle ? La réponse est souvent révélatrice. Ce travail de démystification favorise un bien-être psychologique précieux, car il remet chaque émotion à sa juste place. Il améliore également le bien-être social, en désamorçant des conflits qui n’auraient pas dû exister. Et dans la sphère familiale, comprendre ces mécanismes évite de reproduire les mêmes schémas avec ses proches, protégeant ainsi le bien-être de l’enfant.
L’entreprise comme une entité vivante à assainir
Chaque objet possède sa propre énergie, sa vibration, sa fréquence. C’est vrai pour un simple outil. C’est encore plus vrai pour une entreprise. Une entreprise n’est pas qu’un lieu physique ou un contrat juridique. C’est une entité vivante, avec sa propre âme en quelque sorte. Quand tout va mal dans une organisation – petits conflits répétés, employés qui rentrent chez eux épuisés et ruminent – l’entreprise elle-même va mal. Les collaborateurs sont la terre de l’entreprise, le terreau qui lui permet de pousser et d’évoluer. Si cette terre est polluée par trop de tensions non exprimées, l’ensemble du projet en souffre. Il devient alors essentiel d’assainir l’intérieur. C’est pourquoi certaines approches, comme les constellations professionnelles, permettent de réunir les décisionnaires pour comprendre ce qui se joue réellement dans l’invisible de l’organisation. On explore ensemble ce qui empêche d’avancer, on dénoue les blocages. Ce processus collectif améliore le bien-être professionnel de chacun, car il replace l’humain au cœur du projet. Il nourrit aussi un bien-être moral apaisé, libéré des rancunes inutiles. Et il contribue au bien-être général de toute l’équipe, en créant un climat de confiance durable.
Assainir la terre de l’entreprise pour qu’elle porte ses fruits
Quand on prend soin des personnes qui composent une organisation, on prend soin de l’organisation elle-même. C’est une évidence trop souvent oubliée. Les conflits non résolus, les peurs non dites, les résonances inconscientes – tout cela finit par créer un terreau toxique. Les projets patinent, les talents s’en vont, et on ne comprend pas pourquoi. Pourtant, la solution est souvent plus simple qu’on ne l’imagine. Il suffit parfois d’oser regarder ensemble ce qui se cache derrière les tensions. De nommer ses peurs, de reconnaître ses projections, de comprendre que l’on réagit parfois à un fantôme du passé plutôt qu’à la personne réelle en face de soi. Ce travail de lucidité collective renforce le bien-être en couple, car on apprend à ne plus ramener à la maison les tensions professionnelles non réglées. Il développe aussi un bien-être affectif solide, en apaisant les relations avec les collègues. Enfin, il ouvre la voie à un bien-être spirituel authentique, en nous reliant à une vision plus large de ce qu’est vraiment une communauté de travail : un lieu où l’on peut grandir ensemble, sans se faire peur mutuellement.
La vérité sur nos peurs au travail, c’est souvent qu’elles ne parlent pas du travail. Elles parlent de notre enfance, de notre famille, de nos blessures anciennes que nous projetons sur les autres. Démêler le présent du passé est un acte libérateur, pour soi et pour le collectif. Le prochain chapitre explorera comment danser avec ses peurs plutôt que de les subir, et comment elles peuvent devenir des alliées inattendues dans notre vie quotidienne.
Cet article a été inspiré et rédigé suite à un échange enrichissant avec Rivka Nahmias
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Victor
22 juin 2026 at 8h45Hâte de lire le chapitre 5 pour apprendre à ‘danser avec ses peurs’ ! Merci Rivka et vous pour ce partage.